10
Sep
2020

La Mémoire du Monde

[Page 8]
Amnésie

Il y a du nouveau à l’Ifa.

Tout le monde découvre avec stupeur une sorte de sphère magique au-dessus de la cime de l’Ifa.
Tandis que l’Invincible s’approche, une volée de monstres en surgit pour leur barrer la route.

Heureusement pour nos héros, l’armée d’Alexandrie et celle de Lindblum étaient sur le coup, leur portant une assistance surprise pile quand il le faut !
La voie est ouverte à notre appareil volant, qui s’infiltre alors dans l’amalgame d’énergie…



Le groupe atterri ensuite sur une allée menant vers un immense château.

Les lieux leur font une forte impression, couplée avec beaucoup d’interrogations: l’architecture semble impossible, et il y a ce petit air de déjà-vu…

Sans compter que Djidane se met à entendre des voix, serait-il en train d’halluciner ?
Que nenni, puisque c’est Garland qui s’adresse exclusivement à lui, et télépathiquement.. !

A partir de maintenant sur les images, les décors avec fond obscurci et doublés de texte seront pour les prises de paroles de Garland.

Voici, ci-dessous, ses premières lignes aux portes de cet endroit.

Garland:
Vous êtes à Mémoria, le monde du souvenir…
C’est un monde composé de vos souvenirs.

Ici, vous pourrez voir la vérité de toute chose.
Vous feriez bien d’avancer si vous voulez la connaître.


L’ image n’est pas animée ici, mais en fait la caméra nous montre le haut du château… dont les briques tombent du ciel pour former ses murs en continu .

Mais quel est donc cet endroit ?

Peut-être que la piste musicale qui y est associée (Place of Memory) vous mettra sur la voie…
Elle a ce quelque chose d’étrange, d’intemporel, et qui a l’air de remonter le cours du temps.

Vous vous souvenez de l’attaque sur Alexandrie, n’est-ce pas ?


Après quelques zones traversées, notre groupe arrive devant une représentation familière, puisqu’on y reconnaît les traits d’Alexandrie.

La scène fait intevenir Eiko, Dagga, Djidane et Kweena, qui auront l’occasion de revivre un évènement du passé devant leurs yeux…

Mais parmi les quatre, il se trouve que Kweena n’a rien vu du tout !
Djidane lance un très naturel: “Bien sûr, t’étais pas avec nous à ce moment là !”, ce qui est correct dans le déroulement du jeu.

Cela semble évident non ? Eh bien, essayez de bien retenir cette scène, car on va très certainement pouvoir la commenter plus tard…



Au sortir de la scène, Garland intervient, commentant sur le fait que Kuja voulait s’emparer de la Chimère Alexandre.

C’était un coup prémédité car le scélérat avait eu connaissance “de ce qui s’était passé il y a 10 ans”.
Le défunt fait allusion à l’épisode de Madahine-Salee et son intervention via l’Invincible.

Avez-vous déjà vérifié quelques noms de zones ici ?


Pour la prochaine séquence, on se retrouve avec une météo bien pluvieuse et un Djidane qui aperçoit deux personnes en train de monter dans une petite barque.

Il ne peut s’empêcher de les prévenir du danger, pour s’apercevoir un peu tardivement que ce n’était probablement qu’un mirage, les deux acteurs se dissipant comme par magie.

Il s’adresse alors à Dagga, qui se tenait à ses côtés, en avançant la même chose qu’avec Kweena auparavant…

Nos deux camarades se reprennent, et d’instinct, convergent vers l’idée que seule Dagga était en mesure d’avoir ces souvenirs, puisqu’il s’agit de l’épisode de la fuite du village des Invokeurs durant son enfance.
Pourquoi en serait-il autrement ?

Mais alors, pourquoi Djidane a-t-il pu assisté à toute la scène, contrairement à Kweena avant ?

La situation est incompréhensible pour notre héros, qui demande de suite des explications à Garland… mais ce dernier n’y répondra pas prestement, attendant que les deux s’éloignent de l’endroit avant de remettre les points sur les i.


Nouvelle séquence, toujours avec Djidane et Dagga, cette fois avec le fameux “Oeil”, un autre souvenir de la jeune femme.

Soudainement, Garland intervient et communique à Djidane que ce sont ses souvenirs à lui, et non pas ceux de Grenat ! Comment..?!

Suivez-vous toujours ? Parce que la suite de sa réponse pourrait être perçue comme un sacré culot de la part du vieux.


Le dialogue continue entre eux et notre héros commence à émettre l’hypothèse qu’il pourrait aussi “avoir les souvenirs d’autres personnes“.

Djidane finit cependant par perdre patience et demande des comptes à l’homme qui-n’est-pas-là.
Ce dernier lui répond alors que la réponse n’a pas besoin d’être immédiate, et qu’il(s) comprendra(-ont) bientôt…

Ci-dessus, Garland finit de répondre à Djidane, et commente sur les Invokeurs qui avaient scellé la Chimère Alexandre dans les 4 fameuses perles, effrayés par sa grandeur et puissance.

On traverse quelques écrans avec cet air de déjà-vu, puis un grand escalier nous fait rejoindre les cieux…


…pour que l’on assiste à une nouvelle scène.
Avez-vous reconnu ce qu’il se passe ici ?

Sur cette toile avec deux astres en collision, Garland est cette fois moins avare en informations.
Il s’agit en fait d’un phénomène passé: la première fusion entre Héra et Terra, qui a eu lieu il y a 5000 ans.

C’était une fusion avortée étant donné que quelque chose a cloché durant le processus, laissant sur Héra des “morceaux” de Terra parfois incomplets ou étrangement distordus.
Si vous regardez bien, le bâtiment au fond est le Château d’Ypsen, sous forme de “portrait robot”, car on y reconnaît ses escaliers retournés et ses pylônes inversés.


Et comme le disait un chocobo plus tôt dans l’aventure :
“5000 ans avant le Grand Changement (alias la fusion avortée !), le paradis des Chocobo existait déjà…”

Ces créatures ont plutôt bonne mémoire, vous ne trouvez pas..?


Une fois de plus, on a donc la confirmation que la vie allait s’éteindre sur Terra, et que la seule “solution” trouvée était de phagocyter une autre planète.
On pourra ajouter que Garland était l’architecte de l’arbre Ifa, qui servait donc à “trier les âmes” pour les passer à Terra.

Tout un plan dites donc !

“Un être tout, tout être un”

Ici, nos compagnons se tiennent devant une étendue d’eau, et la discussion tourne autour de ce point.
Intuitivement, tout le monde se retrouve sur la même longueur d’onde: le souvenir d’une Héra recouverte de mers et d’océans est unanime.

Djidane, d’un air pensif, réfléchit pour nous joueur-se, à une phrase qui donne une grande partie de la réponse à la question de cette énigmatique Mémoria.

Djidane:
Ça voudrait dire… qu’à l’origine, nous provenions de la même source ?”


L’ allégorie du décor de cette zone est sans ambiguïté.
Plus on avance, et plus on remonte le temps, autrement dit…

Nouvel endroit, nouvelle conversation avec Garland, qui instruit notre héros sur les débuts de la formation de Héra.

Djidane, s’apercevant qu’il remonte vers les origines de tout, demande à l’entité présente ce qu’il pouvait bien y avoir avant, ce à quoi il obtiendra un très pragmatique et pourtant sage “Vois par toi-même”.

Garland finira en détaillant qu’à l’époque de la formation de la planète, Terra était déjà une civilisation ayant atteint son apogée.
Mais hélas, comme il le mentionne si bien:

“Elle s’est surestimée en pensant pouvoir contrôler la longévité d’une planète.
Son orgueil provoqua un drame après lequel je vins au monde…”



Nous sommes ici au pied du chemin ouvrant sur les débuts du monde, de l’univers, déjà pré-existant à la naissance de la planète Héra.

Garland nous invite à poser le pied dans ce “vide”.
Nous allons devenir les témoins des derniers vœux de l’ancien gardien de Terra, qui va alors annoncer sa vérité à son protégé, qui demande désespérément des réponses.







Le discours final de Garland est des plus singuliers.

La ligne “On ne peut donner la vie sans l’avoir reçue” pose la question du début de la vie et des existences…

Idem pour la conséquence qu’il avance de ce phénomène: les souvenirs sont communs aux êtres vivants et “n’appartiennent à personne”.

L’implication de cette phrase est aussi abrupte que le passage de Garland qui l’accompagne:
“Ceux qui ne peuvent voir les souvenir des autres sont ceux qui n’en comprennent pas la nature.”

Sur ces mots, il nous lâche son dernier souhait: que nous arrêtions Kuja, qui menace les origines de tout, càd le Cristal.

Après quoi, l’écran s’assombrit une dernière fois, et Garland nous fait part d’une confidence qui en dit long, très long:
“On m’a créé pour une mission précise, mais je remercie mon créateur de m’avoir donné la vie en ce monde…”

Il fait bien entendu référence au peuple de Terra, qui a autrefois forgé son corps et son esprit pour des objectifs éthiquement “discutables” (pour rester simple), et que vous connaissez bien maintenant.

Et pourtant… l’autre moitié de sa phrase est marquée d’une gratitude sincère malgré tout.
Garland rend grâce à son “créateur” (Créateur ?) pour lui avoir donné une existence, et ce seront là ses derniers mots.

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