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Déc
2021

LL Awards 2021

Publié le: 14.12.2021


Introduction

L’édition 2021 des LL Awards est arrivée !

Une petite sélection de découvertes ou re-découvertes de cette année, et puisque l’occident ne propose plus grand chose de transcendant, c’est donc sans grande surprise que ce top accueillera surtout des œuvres venues du côté oriental.

La dernière fois que cela s’est produit, on pourrait dire que c’était avec la trilogie Mass Effect. En tout cas quelque part autour de cette époque, si on élargit à quelques autres titres.

Depuis, la décadence est palpable à des kilomètres, et le jeu vidéo n’y échappe pas (cela concerne en majorité les grosses structures à l’occidentale, quand ce n’est pas tout simplement le fric qui fait office de loi).

A l’instar de Netflix et Hollywood, ce qui est proposé par les grandes sorties a de moins en moins de substance, pire encore si l’on considère que ce sont devenus des moyens de vecteurs idéologiques qui restent en essence “une belle distraction 3D” si vous permettez l’expression.

Car s’il reste légitime de parler de choses comme le wokimse, les travers politico-sociaux-économiques et tout le reste, le véritable nerf de la “guerre, lui, est mis à mal et on sent que les dernières cartes sont en train d’êtres jouées.
Et par le nerf de la guerre, il est évidemment question du “spirituel”.

Car tandis que le monde a “l’esprit occupé”, il faut croire que certains préparent le terrain à un certain avenir en s’affichant clairement dans leurs distorsions.
Voir l’exemple récent d’un certain “concert.” (Sachant que l’on se cantonne ici à ce qui est manifeste dans le “show-business”.)


Et à ce niveau, on pourrait dire que c’est un rite sacrificiel et un exercice de “réalisation par le consentement des gens” comme sait si bien le faire l’élite de ce monde.
(Les images subliminales du 11 septembre 2001 dans divers médias en sont un autre exemple).

Pour en revenir au cas du concert mentionné, même si les évènements liés sont déjà bien perturbants, il faut s’attarder sur la symbolique qui en dit possiblement long.
Voici maintenant que l’élite et affiliés sont en train d’afficher très clairement des vortex et des gens aspirés vers “un autre côté”, en plus des classiques yeux.


Alors vu les moyens employés, ce n’est quand même pas qu’une simple excentricité, si ?
En tout cas, force est de constater que le gratin de ce monde joue avec un niveau autre que celui du plancher des vaches, et pas avec des intentions très nobles pour les gens qui suivront, manifestement...

Alors pour proposer quelque chose de différent, voici ce top façon LedgerLines, et qui sera suivi de quelques annonces. C’est parti !

Le top 2021

Death’s Gambit: Afterlife


On commence avec le seul jeu occidental de la liste, et c’est un petit jeu indépendant. Pas le dernier-né d’un gros studio donc.
S’il est ici, c’est parce que sa mis à jour de 2021 nommée “Afterlife” lui a littéralement donné une seconde vie, donnant à ce titre ses lettres de noblesse.

Et derrière ses mécaniques de jeu, attendez-vous à voir une certaine dose de “psychologie appliquée”. Elle est toutefois bien amenée, et on reste dans un cadre de fantasy, ce qui est assez atypique.

(Note: il y a quelque chose de “lovecraftien” et de “Stranger Things” parmi les inspirations. Cette dernière référence tend du côté d’Hollywood, cela dit. Fermons la parenthèse.)

En outre, le jeu se permet de sacrées tranches de “mindfuck” et le terme est employé à dessein tellement il est approprié, avec des passages très audacieux pour le genre, qui resteront sans doute en mémoire.
(Comprenant des bris de 4e mur très ingénieux, mais il faut vraiment ouvrir l’œil des fois !)

Du côté des points noirs, on pourra pester sur l’accessibilité du titre.

Il est clairement orienté pour les personnes qui ont déjà un bon bagage vidéoludique.
C’est corsé, trop même. D’autant plus que pour voir vraiment de quoi il en retourne, il faudra re-défaire des boss, ce qui représente un pic de difficulté presque absurde, probablement hors de portée pour beaucoup de monde...

Ajouter à cela le fait de devoir chercher des ressources / guides externes afin de pouvoir compléter le jeu, car certains recoins sont très bien cachés..


Malgré cet écueil, il n’est reste pas moins l’une des meilleures re-découverte de 2021, sublimée par sa bande-son qui s’est étoffée dernièrement.

Dans ses débuts, le titre avait déjà eu droit à de sublimes compositions centrées autour du motif principal, comme “Gaian’s Cradle” ou encore “The End of Immortality”.
On pourra aussi citer “Sunken City” qui est bien représentative de la tonalité du jeu. A la fois douce et sonnant légèrement étrange, tout en gardant ce côté introspectif avec ses nappes de réverbérations quasi aquatiques.

Puis est venu le coup de marteau d’Afterlife, avec la piste éponyme en tête de liste.
Quand le lyrisme côtoie l’épique (sans trop en faire façon musique de trailer de film), avec cette sous-couche de “cosmic horror” qui se laisse bien entendre.
Tout simplement incroyable d’intensité et de narration dans son langage, tout en restant mélodieux et facile d’écoute. Vraiment de haute volée.

Inside the Chamber” et “Endless Piano Arrange” sont également de belles pistes qui s’écoutent facilement hors-contexte, parmi beaucoup d’autres.

A ce propos, le compositeur a un bandcamp de ses travaux: lien vers la bo originale, et ici celle d’Afterlife.

泡沫冬景
(Christmas Tina)


Christmas Tina est un titre qui peut facilement passer inaperçu, à cause de son nom en vo qui le rend difficile à trouver. (Voici sa page Steam.)

Ici, pas d’aventure grandiloquente comme on le voit que trop souvent dans le jeu vidéo, juste un simple visual novel qui se parcourt aisément.

Le contexte y est très terre à terre, presque banal, et pourtant la narration reste accrocheuse.
Simplement les aléas de la vie d’une jeune fille et ceux d’un immigré, sans fard ni élément fantastique dans l’approche.


Vous l’aurez compris, c’est tellement rare de voir ce genre de chose dans l’univers vidéo-ludique que c’en est rafraîchissant.

A noter également que malgré sa nature de visual novel, il y a un effort particulier dans la dynamique du texte et des images pour compenser la linéarité du titre. (Pas de choix à faire ici)

Heureusement, une partie des lignes sont doublées, ce qui rend le récit bien plus vivant. Le tout est bien rythmé et se termine probablement sous la barre de la dizaine d’heure (selon la vitesse de lecture), exactement ce qu’il fallait.

Voilà, une bonne petite découverte à l’ambiance cozy (la musique y est pour beaucoup) malgré les situations assez réalistes et ancrées.

Seuls reproches: il faut passer le jeu manuellement en anglais (attention jongler entre les langues écrase les sauvegardes apparemment), et le contenu en DLC n’est pas encore traduit en langue de Shakespeare.


Et enfin, jouer à Christmas Tina pourra rappeler quelques souvenirs d’un certain film, ne serait-ce qu’avec la symbolique du stylo... En tout cas, c’était parfait pour faire la liaison.

君の名は。
Your Name


La seule exception non-vidéoludique de ce top.
Allez savoir pourquoi, mais il n’y a que des studios japonais pour pondre quelque chose du calibre de Your Name.

On pourrait même le placer au-delà même d’un Ghibli ou d’un classique de l’animation comme le Tombeau des Lucioles, mais cela reste une affaire de sensibilité propre à chaque personne.

Quoiqu’il en soit, c’était un phénomène à sa sortie en 2016 et il n’est pas bien difficile de comprendre pourquoi une fois le film visionné.

Ne serait-ce que visuellement, le graphisme est magnifique, mais c’est évidemment de l’histoire qu’il faudrait parler. On va toutefois éviter de trop en dire ici.
Disons simplement qu’il y a quelque chose de pur et sincère qui se dégage du film, et la “sagesse des larmes” n’a jamais été aussi bien approchée, sauf peut-être avec d’autres titres vidéoludiques.

A voir et à revoir pour mieux déceler les petits indices et reconstituer le puzzle, même si ce ne sera plus jamais comme la première fois dès le second visionnage…

Yakuza Like a Dragon


Une bonne pioche! Pas besoin d’avoir fait bac +10 pour comprendre que ce Yakuza Like a Dragon nous fait naviguer dans le territoire de la mafia japonaise, aux côtés d’Ichiban et de sa bande.

Alors certes, on n’est pas tout le temps dans des eaux bien claires et bleues, et on côtoie des aspects assez crus et durs par endroits..

..mais derrière les histoires de Yakuzas, et derrière les machinations politiques et les prises de pouvoir que l’on visite, il se trouve que ce jeu arrive à offrir un sens moral que l’on ne soupçonnerait pas au départ.

En dire plus serait tout spoiler car le jeu repose vraiment sur ses twists jusqu’aux dernières scènes, alors pour faire court:
On a là un exemple fait vidéoludique (et très low-key, qui s’ignorerait presque) de trauma non résolu qui passe à une génération suivante, et avec une fin poignante car les choses se résolvent malgré tout.

Les plusLes moins
L’ histoire bien rythmée et mise en scène.Quelques rares pics de difficulté inesquivables.
La performance des jeux d’acteurs.Peut-être grindy si on veut boucler le contenu optionnel ?
Le ton de l’aventure reste assez sérieux,
mais tout le reste est un exutoire très nippon.
Beaucoup d’à-côtés... presque trop ?

Tales of Arise


Tales of Arise, un jeu pas exempt de défauts, mais on ne va pas trop d’attarder sur les détails, un tableau est donné plus bas.

Si les prémices de départ sont tout ce qu’il y a de plus classique (une histoire d’esclavage et de liberté entre deux peuples), le jeu a son lot de surprises qui ont de quoi déconcerter, surtout vers la fin.
Sans trop spoiler, il y a quand même cette idée “d’énergie astrale” qui est installée très rapidement, et qui est littéralement l’objet de toutes les convoitises.

Un jrpg qui fait plaisir à voir, surtout de nos jours.

Les plusLes moins
Patte graphique assez unique....bien qu’un peu trop brouillonne à distance.
Le sentiment de grande aventure, même si la route sera longue.Des poncifs à la japonaise, mais on s’y fait vite.
Les saynètes (même si ça blablate beaucoup trop par moment..)La deuxième grande moitié du jeu a un peu souffert dans son développement.
Combats dynamiques.Les mobs sacs à pv !
Shionne, et le cast en général.Les donjons couloirs.
L’ histoire et les thèmes, même si ce ne sera pas si original pour les adeptes de jrpg.Les DLC...

Scarlet Nexus

Si Tales of Arise et Scarlet Nexus ont pas mal de points en commun, on les distinguera surtout par leur scénario.


Étrangement, ils sont un peu comme les deux faces d’une même pièce, d’un même discours; et ce Scarlet Nexus a ce petit quelque chose de Nier Automata dans ce qu’il véhicule, tout en arrivant à sortir son épingle du jeu avec des sujets qui s’expriment de manière bien marquée.

Vraiment une bonne surprise.

Les plusLes moins
Le style visuel, et le
design des monstres !
Quelques poncifs sauce animé. Mais rien de très méchant.
Les saynètes (un peu moins nombreuses que dans ToA) sont dynamiquement présentées.Level design très couloir, comme ToA.
Proposition originale dans les combats.Tout comme ToA, il faudra faire la causette avec nos compagnons pour débloquer certaines aptitudes.
La trame narrative qui s’assume.
Mise en scène qui sait faire appel à votre intelligence à certains moments: “signifier est plus fort que montrer”.
Commencer avec Kasane divulgâche une partie de l’intrigue.
Des musiques surprenantes......Mais certaines sont impossibles à retrouver en dehors du jeu.

Honkai Impact 3rd


La place était gagnée d’avance tellement la barre a été placée haute avec ce Honkai Impact.
Alors oui, c’est un jeu qui a déjà plusieurs années d’existence, mais un de ses grands arcs narratifs vient de voir son climax se réaliser cette année.

Et c’est le genre d’histoire que se vit plus qui ne se raconte, vraiment. (Même s’il reste un dossier sur le site pour les moins gamers, en dernier recours.)

On pourra quand même dire que jouer à Honkai Impact 3rd, c’est comme avoir un miroir sur soi, c’est une formidable porte d’entrée / “blueprint” sur des thématiques profondes, et avec une immense catharsis et une douce épiphanie à la clé.

Une œuvre majeure, et pour beaucoup, il y a définitivement un avant et un après Honkai.

Les plusLes moins
Le jeu est gratuit......bien qu’il soit à base de gacha.
Cela dit, pas mal est donné en retour (les animés, concert..)
Le scénario, les thèmes...…bien qu’il faille persévérer jusqu’au bout.
Le doublage en mandarin.Beaucoup n’y verront qu’un vulgaire jeu de “waifus”.
Les cinématiques animées, les musiques.Toutes les choses ont une fin...
Honkai ne sera pas là pour toujours.
Aperçu des prochains articles

(Les images et titres peuvent être provisoires)

Depuis le temps qu’on en parlait de Mass Effect, avec simplement des allusions.
Un article assez spécial, qui sera plus une “fiche de lecture” sommaire qu’autre chose.

Les Graines de Demain” avec Tales of Arise et Scarlet Nexus.
En espérant que ce sera...chouette ?

Enfin, comme indiqué ailleurs, on revisitera Genshin Impact une dernière fois. Et derrière le texte de l’affiche un peu “meme”, il y a quand même de sacrés indices.


Pour les personnes qui ont accès à l’article “VdF pt.3″, une note a été ajoutée aux dernières pages.
Pour les autres, il faudra patienter encore un peu !